Lorsqu'on est enfant on croit que la vie est longue, que le temps passe tranquillement, nous laissant apprécier la vie. On joue, on rit, plein d'insouciance. On ne voit pas la cruauté du monde. On ne comprend pas les problèmes des adultes. Les seules choses qui comptent sont ses amis, ses jouets et ses dessins animés. On regarde le monde comme une immensité inconnue sans vouloir chercher plus loin que le bout de se chambre. On pense aussi que ce ciel bleu aux nuages en forme d'animaux durera éternellement et que le soleil continuera de briller toute la journée. On se persuade que ce bonheur simple est immuable. Puis on vieillit, on oublie... On voit des photos sans se rappeler où et quand elle ont étaient prises. On revoit des personnes venues du passé et perdues depuis bien longtemps sans les reconnaitre. On quitte l'enfance et ses plaisirs simples. On est déçu. On découvre la tristesse, les ennuis et les responsabilités. Les années se succèdent, de plus en plus courtes, de plus en plus belles. Chaque moment de bonheur ne dure qu'un instant et même l'amour semble éphémère, pouvant s'évanouir à n'importe quel moment. Pourtant on sait qu'il est là, avec nous, parfait. Mais le temps nous file entre les doigts et s'en même s'en rendre compte on se retrouve vieux, assis dans ce fauteuil de cuir noir, près à mourir paisiblement. Et le soleil se couche.